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Société de la Saskatchewan
Société historique de la Saskatchewan

Revue historique: volume 16 numéro 2

Nouvelles de la Société historique

Présence historique au Rendez-Vous fransaskois
Vol. 16 - no 2, décembre 2005
La Société historique de la Saskatchewan était présente au Rendez-Vous fransaskois la fin de semaine du 12 novembre dernier. Quelque 35 personnes se sont rendues au Bistro du Carrefour des Plaines le dimanche midi pour assister à une version raccourcie du Salon du Patrimoine. Pour l’occasion, la Société historique proposait un voyage dans le temps, un petit rappel des cinquante premières années de l’histoire de notre province.

Bien confortablement assis dans le Bistro, le public a d’abord fait connaissance d’un fermier (Laurier Gareau) revenu en Saskatchewan à l’occasion du 50e anniversaire de la province en 1955. Ce fermier prend l’occasion d’aller visiter son ancien homestead qu’il a abandonné vingt ans plus tôt à cause de la Grande Dépression. C’est ce fermier qui nous ramène dans le temps. Notre premier arrêt est la ferme des Ross en 1905 où on aperçoit un jeune batteux (Richard Lapointe) qui écrit une lettre à sa femme. Celui-ci nous parle de la vie du batteux et de son rêve de se prendre un homestead en Saskatchewan. Puis, le fermier Gareau rappelle le travail de colonisation et de l’établissement de la maison, de l’école et de la paroisse. Puis, il raconte comment les fermiers se sont endettés durant les années 20.

Le batteux, Richard Lapointe.
Photo: Robert Revet
Le batteux, Richard Lapointe.


Puis, c’est l’arrivée dans la province du Ku Klux Klan (Jean Liboiron) et de leurs sermons haineux. Ces mêmes sermons mènent au pouvoir le gouvernement conservateur de J.T.M. Anderson en 1929. Ce gouvernement allait à nouveau limiter les droits des francophones dans la province.

Puis, le fermier Gareau nous transporte dans une petite école de campagne où on découvre l’infâme Inspecteur Keats (Pierre-Olivier Roy) qui harcèlent la pauvre institutrice (Éveline Boudreau).

À la fin de ce trajet dans le temps, le public apprend que le fermier Gareau a perdu sa terre durant la crise des années 1930 et qu’il a dû aller commencer à nouveau dans la lointaine Rivière-la-Paix.

En présentant le Salon du Patrimoine, le but de la Société historique de la Saskatchewan est de rendre plus vivantes des bribes de notre histoire. Il est probable que les Fransaskois auront d’autres occasions de découvrir un peu d'histoire dans de futures salons comme celui présenté dans le cadre du Rendez-Vous fransaskois.





 
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