Marie-Anne DuperreaultLe sort de la fermière en ce début de siècle et dans ce pays à moitié sauvage qui s'appelle la Saskatchewan n'est guère enviable. Ses journées sont une succession ininterrompue de tâches en perpétuel recommencement: faire le train, préparer les repas, s'occuper des enfants, faire la lessive et la vaisselle, coudre, repriser, semer, bêcher, cueillir les oeufs, veiller un malade. Et c'est sans compter les coups durs ponctuant les années: une épidémie de fièvre typhoïde qui emporte la moitié des enfants d'un coup, une grêle qui détruit la belle récolte, un accident de ferme qui mutile ou tue l'époux. Comment pourrait-elle trouver le temps, au milieu de ce tumulte, de se livrer à la réflexion et même d'en consigner le résultat par écrit? C'est pourtant ce qu'a réussi à accomplir une femme remarquable, Marie-Anne Duperreault, «Perrette» de son nom de plume. | Regina - Une paroisse française serait cause de divisionEnviron deux semaines avant que le curé de la paroisse cathédrale du Saint-Rosaire, de Regina, l'abbé L.J. O'NEIL, n'ait adressé à l'Archevêque le mémorandum duquel nous avons parlé dans notre chronique précédente, le père J. MAGNAN, O.M.I., Provincial des Oblats du Manitoba, avait eu une rencontre officielle avec S. Exc. Mgr McGUIGAN, le 22 février 1931, à Regina. À cette rencontre, l'Archevêque s'était déclaré disposé à accueillir les missionnaires Oblats à Regina et à leur confier la desserte des catholiques de langue française de la capitale provinciale, si telle était la volonté du Saint-Siège.(1) Entre-temps, pendant une absence de l'Archevêque, le vicaire Général de l'archidiocèse, Mgr JANSSEN, avait signé en date du 14 janvier 1931, avec le T.R.P. MAGNAN, un document accordant aux pères Oblat l'autorisation d'établir une paroisse destinée aux catholiques francophones de Regina, et dont les limites correspondaient à celles de la ville de Regina. | Le fait français dans l'Ouest(Conférence prononcée à la séance annuelle de la Société du Parler Français, Université Laval, Québec, le 2 février, 1944) Le Canadien français se sent chez lui partout au Canada. C'est là un fait que tous les Canadiens ne reconnaissent pas. Il s'en rencontre, au moins à l'Ouest des Grands Lacs, qui n'arrivent pas à comprendre qu'une culture canadienne-française puisse exister en dehors de la 'réserve québécoise'; il s'en trouve, aussi dans le Québec, qui emploient naïvement le verbe expatrier pour signifier aller s'établir dans l'Ouest. |
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