Olivier-Elzéar Mathieu La contribution du premier archevêque de Regina, Monseigneur Olivier-Elzéar Mathieu, à l'avancement de la cause franco-catholique dans le sud de la Saskatchewan demeure encore aujourd'hui méconnue. C'est en partie parce qu'il était d'une grande modestie naturelle, bien qu'il ait veillé à ce que tous, catholiques et protestants, rendent sans faute les honneurs dus au représentant du Vicaire de saint Pierre. Mais c'est surtout parce qu'il estimait avant toute autre chose la discrétion et qu'il préférait les entretiens privés avec les têtes dirigeantes aux interventions sur la tribune publique, les discours mesurés devant des groupes influents aux déclarations fracassantes, l'action judicieuse dans les coulisses aux mises en demeure irrévocables dans la presse, l'apaisement à l'ameutement des passions. Son blason personnel portait d'ailleurs la devise Pacem Domino Largiente, c'est-à-dire «je donne la paix comme Dieu me l'a donnée». Mgr Mathieu a donc, dans un certain sens, peu fait parler de lui. Mais il n'en demeure pas moins qu'il a su, mieux que quiconque de son rang, faire jouer en douceur le poids politique du groupe d'électeurs dont il était l'âme et la tête. Tous s'accordaient à dire de lui qu'il avait «une poigne de fer dans un gant de velours». | Val MarieVal Marie, petite mission presque ignorée du monde catholique, sise à quatre vingt milles au sud de Swift Current, est âgée seulement de trois ans et demi à peine. Elle compte une cinquantaine de fermiers de langue française, possède son bureau de poste et une école est en voie d'organisation. Le Patriote de l'Ouest le 21 août 1913 | Avis au clergé français. Oeuvre de M. l'abbé Paul Lefloch du diocèse de St Brieuc, FranceM. l'abbé Lefloch a fondé une paroisse bretonne. St-Brieuc du lac Lenord, à 75 milles au sud-est de Prince Albert dans la nouvelle province de Saskatchewan, chez Mgr Pascal. |
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