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Société de la Saskatchewan
Société historique de la Saskatchewan

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Bienvenue dans la Musée Virtuel Francophone de la Saskatchewan. Ce site web est une création de la Société historique de la Saskatchewan.

Vous y trouverez des informations sur une plusieurs sujets, personnages et lieux de la francophonie en Saskatchewan. Et ne manquez pas l'occasion de consultez les archives de la Revue historique.

Mélanie Chabot

Dès le début de la Première Guerre mondiale, la natalité passe l'immigration comme source principale de peuplement en Saskatchewan. Les familles nombreuses sont la règle plutôt que l'exception, notamment dans la population franco-catholique. On estime par ailleurs que vers 1916, plus de 90 p. 100 des naissances ont lieu au domicile de la mère ou dans une résidence privée plutôt qu'à l'hôpital. Plusieurs facteurs expliquent cette proportion étonnante. Dans bien des cas, l'hôpital le plus proche est à plusieurs dizaines ou même centaines de kilomètres et les déplacements demeurent difficiles, surtout en hiver. Plusieurs mères refusent encore de s'aliter dans les chambres communes des hôpitaux, par pudeur ou par crainte – d'ailleurs souvent fondée – des maladies contagieuses. De plus, l'accouchement est alors considéré comme un événement plus naturel qu'il ne l'est de nos jours et il interrompt moins qu'aujourd'hui le cours de l'existence. Enfin, considération majeure, on s'épargne ainsi le coût d'un lit d'hôpital – un à trois dollars par jour – pendant les relevailles.

Périgord et Saint-Front

En rimant:
Un canadien du nord, à Périgord,
De son abonnement un peu en retard
Vous prie M. le Rédacteur
De vouloir excuser sa lenteur.

Un peu au Nord et à Périgord,
Un peu de plaine et de tremble fort
Toujours canadien avec des bras forts
Je puis enfin vous payer un dollar.

Je suis catholique, natif du pays,
Je parle la langue de France, vieille patrie,
Apprise sur les genoux d'une mère chérie
Je prie Dieu pour 'Le Patriote' et ses amis.
Le Patriote de l'Ouest
le 6 février 1913

Les évêques du Québec (et la colonisation du Manitoba et de l'Ouest canadien)

La colonisation du Manitoba et de l'Ouest canadien

Au lendemain de la création de la province du Manitoba, le problème le plus important qui se posa fut celui de la colonisation. Les autorités religieuses de Saint-Boniface, Monseigneur Taché et ses prêtres et missionnaires, voyaient avec une anxiété croissante se transformer le pays par l'arrivée de nuages de colons, venus surtout de l'Ontario. Une seule solution s'imposait: il fallait attirer vers le Manitoba autant de colons de langue française et de foi catholique que possible et cela dans le plus bref délai. Au printemps de 1871 M. l'abbé Georges Dugas, alors curé de la cathédrale de Saint-Boniface, fit un voyage à Québec pour entrevoir l'hon. Georges-Étienne Cartier et le prier d'aider à diriger le mouvement de colonisation vers le Manitoba. Monseigneur Taché, lui-même, un peu plus tard se rendit dans l'Est et entrevit les évêques du Québec, les suppliant d'intervenir dans le même but. Les évêques consentirent à adresser une lettre collective à leur clergé et Monseigneur Taché fut chargé de composer cette lettre.


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